Un peu d'histoire d'abord:
Le droit de vote des étrangers aux élections locales figurait dans l'accord conclu entre les verts et les socialistes en 1997. En 2000, l'Assemblée nationale (où la gauche était alors majoritaire) s'était prononcée en faveur de ce droit de vote. Mais le premier ministre, Lionel Jospin, avait renoncé à transmettre le texte au Sénat, alors tenu par la droite. Décision qui avait été vécue comme un renoncement par les verts.
Quand, au lendemain des élections sénatoriales de septembre qui ont vu la gauche l'emporter, le sénateur Jean-Vincent Placé, chef de file des élus Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a demandé aux socialistes d'inscrire ce texte à l'ordre du jour, ceux-ci se sont inclinés. Preuve de leur bonne volonté, ils ont laissé Esther Benbassa, nouvelle sénatrice EELV du Val-de-Marne rapporter la proposition de loi sur le droit de vote des étrangers discutée jeudi 8 décembre.
Ce sont donc les verts qui , une nouvelle fois, imposent depuis le sommet de leurs 2% du premier tour, leur point de vue panoramique sur ce sujet.
Un peu de politique ensuite:
Le droit de vote des étrangers aux élections locales figurait dans l'accord conclu entre les verts et les socialistes en 1997. En 2000, l'Assemblée nationale (où la gauche était alors majoritaire) s'était prononcée en faveur de ce droit de vote. Mais le premier ministre, Lionel Jospin, avait renoncé à transmettre le texte au Sénat, alors tenu par la droite. Décision qui avait été vécue comme un renoncement par les verts.
Quand, au lendemain des élections sénatoriales de septembre qui ont vu la gauche l'emporter, le sénateur Jean-Vincent Placé, chef de file des élus Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a demandé aux socialistes d'inscrire ce texte à l'ordre du jour, ceux-ci se sont inclinés. Preuve de leur bonne volonté, ils ont laissé Esther Benbassa, nouvelle sénatrice EELV du Val-de-Marne rapporter la proposition de loi sur le droit de vote des étrangers discutée jeudi 8 décembre.
Ce sont donc les verts qui , une nouvelle fois, imposent depuis le sommet de leurs 2% du premier tour, leur point de vue panoramique sur ce sujet.
Un peu de politique ensuite:
Je comprends dans cette démarche , l'intérêt évident d'attirer des électeurs reconnaissants en leur accordant un droit qu'ils n'ont pas . C'est ainsi qu'on s'achète des futures voix . Pas de revendication intense de la part des principaux intéressés, que l'on a peu entendu, même dans les débats publics des formations intéressées, j'en conclus qu'il s'agit d'une bonne affaire.
Il est , par contre, surprenant de reconnaitre un droit de vote mais pas celui d'être élu,ni maire,ni maire-adjoint .Ne risque-t-on pas ainsi de créer un corps des "petits" électeurs (on en avait déjà des grands!) dont la frustration de ne pas accéder complètement aux responsabilités pourrait le conduire à une volonté de s'isoler,voire de se radicaliser dans ses positions .Curieuse conception de l'égalité!
Il est , par contre, surprenant de reconnaitre un droit de vote mais pas celui d'être élu,ni maire,ni maire-adjoint .Ne risque-t-on pas ainsi de créer un corps des "petits" électeurs (on en avait déjà des grands!) dont la frustration de ne pas accéder complètement aux responsabilités pourrait le conduire à une volonté de s'isoler,voire de se radicaliser dans ses positions .Curieuse conception de l'égalité!
Pourquoi ne pas plutôt chercher à encourager l'accès complet à la citoyenneté ( le vote n'étant qu'un des droits et des devoirs associés à celle-ci ) pour ceux qui en manifestent la volonté, en confortant ce qui doit rester la voie unique pour obtenir le droit de vote plein , entier et indéfectible.La France est un pays suffisamment riche de diversité pour pouvoir composer des listes électorales plurielles et représentatives du plus grand nombre parmi ses citoyens.
Un peu d'humour pour finir:
Rendez vous compte: l'expression de" vote citoyen" dont on nous abreuve perdrait son sens....On aurait ainsi à certaines élections des votes ...non citoyens et des électeurs plus citoyens que d'autres.Belles discussions en perspective au sein des conseils municipaux!
La majorité hétéroclite de gauche que François Hollande prétend diriger n'est évidemment pas à cela près.
Un peu d'humour pour finir:
Rendez vous compte: l'expression de" vote citoyen" dont on nous abreuve perdrait son sens....On aurait ainsi à certaines élections des votes ...non citoyens et des électeurs plus citoyens que d'autres.Belles discussions en perspective au sein des conseils municipaux!
La majorité hétéroclite de gauche que François Hollande prétend diriger n'est évidemment pas à cela près.




