Cela fait un an que je suis élu pour siéger au conseil régional. C'est l'occasion de tirer un premier bilan du travail fourni et de le confronter à la réalité du terrain.
J'ai mis un point d'honneur à participer, et le plus activement possible, à tous les débats de l'assemblée, des commissions mais aussi des organismes dans lesquels j'ai été nommé.C'est bien la moindre des choses.
J'y ai toujours fait entendre la voix du territoire qui est le nôtre .
Il est extrêmement facile, dans cette assemblée, d'oublier les réalités quotidiennes de tous. Le mode de fonctionnement, renforcé par sa gouvernance politique (qui s'appuie sur des groupes aussi hétéroclites que PS, EELV, FdG,PRG-MUP) fait que, trop souvent, le socle commun de réflexion est l'opposition systématique à la politique du gouvernement, oubliant qu'il peut s'y trouver des bonnes idées.
C'est un peu court et se ressent sur le terrain. Je pense au mauvais fonctionnement des transports, à l'insuffisance et aux échecs des politiques de formation professionnelle et d'apprentissage. Je pense aussi à la position de blocage vis à vis du projet de développement du Grand Paris dans laquelle s'était installée la majorité de gauche de notre conseil ; situation de laquelle Monsieur Huchon a fini par s'extirper pour s'entendre avec le ministre en charge du dossier.
Des dispositifs et de rapports ont été adoptés, illustrant, avant tout, la remarquable compétence technique des fonctionnaires territoriaux à produire des documents normatifs dans tous les domaines .
Dans le domaine du logement que je suis particulièrement, je ne m'explique toujours pas que la ville dont je suis élu local, qui est lancée dans un vaste programme de rénovation urbaine (un des plus importants de France), qui a signé avec un des organismes régionaux un plan d'aménagement sur un quart de son territoire comportant 30% de logements sociaux, se voit écartée des subventions régionales dans le domaine du logement social.
S'il s'agit des résultats concrets de la politique menée par la majorité du conseil régional, je comprends un peu mieux le désintérêt de mes concitoyens pour la politique et la montée des extrêmes.Pour ma part je reste à votre disposition via ma permanence, et les réunions locales pour assurer ce contact avec le terrain qui manque trop souvent aux politiques régionales.