Selon le Parisien du 28/12:
"Il s’appelle Cope — contrat opérationnel pour l’emploi. Un an après son lancement, les partenaires de l’emploi ont rendu un premier bilan encourageant en ces temps de crise. La maison de l’emploi du nord-est 77, qui coordonne ce contrat, a créé une banque de stages dans laquelle 70 entreprises se sont engagées. En un an, la maison de l’emploi a recensé 4855 offres sur son territoire (Meaux, La Ferté, Lizy), soit 10% de plus qu’en 2009.
« Nous avons relevé la gageure de travailler ensemble », se félicite Brigitte Leclair, directrice de Pôle emploi à Meaux.851 contrats proposés
Le Cope permet d’accompagner et de mobiliser les personnes à la recherche d’un emploi, de proposer des formations contre l’illettrisme (270 inscriptions en un an). Les partenaires (Pôle emploi, mission locale, maison de l’emploi, intercommunalités, associations d’insertion, centres de formation, chambres consulaires…) cherchent à fidéliser les salariés des très petites entreprises et les à accompagner (64 durant quelques mois après leur embauche). Ce réseau est convaincu des bienfaits de l’alternance. « Je veux qu’on s’investisse dans l’alternance et l’apprentissage, a insisté Jean-François Copé. L’angoisse des jeunes est de ne pas trouver d’employeur. Nous avons 4000 emplois attendus dans le parc d’activités du Pays de Meaux, nous devons être opérationnels. » Une quarantaine de collégiens et de lycéens de Meaux vont expérimenter un parcours en alternance, avec des cours en centre de formation et une immersion en entreprise. Onze ambassadeurs ont été nommés pour le valoriser. « On a travaillé avec la CCI et la chambre de métiers et nous avons receuilli 851 contrats pour les jeunes, souligne Laurent Kourilsky, directeur de la maison de l’emploi. Veolia, Bouygues, Auchan ont permis de récupérer 66 offres en alternance. »
Le forum des métiers de bouche organisé au printemps a engendré 16 contrats de travail et gonflé les effectifs de ces filières qui embauchent. Si le taux de chômage baisse à Meaux, il augmente de 7,2% dans le Pays fertois et de 8% dans le secteur de Lizy-sur-Ourcq. Une cellule spécifique pour lutter contre le chômage dans ces zones va se réunir pour la première fois en janvier. « Ce contrat nous a permis d’avoir un conseiller mission locale permanent à La Ferté-sous-Jouarre, apprécie Bruno Buffière, directeur de l’association Germinal et coordinateur du Cope pour le secteur. L’intérêt est de déployer des moyens dès qu’on a un diagnostic. » Pourquoi cette flambée de chômage en milieu rural ? « Le Pays fertois ne crée pas d’emploi, regrette le directeur. J’ai par exemple positionné 10 personnes en vue de l’ouverture de l’hypermarché Leclerc à Mareuil-lès-Meaux, ainsi que pour la Foirfouille à Nanteuil-lès-Meaux. Elles ont été recalées car elles habitent trop loin de Meaux. Les gros recrutements nous échappent. » Et de comparer deux chiffres criants : Pôle emploi propose 10000 offres par an à Serris (Val-d’Europe) et 600 à La Ferté-sous-Jouarre."
C'est dans la coordination de toutes les actions et forces travaillant dans ce secteur que des solutions sont trouvées.





