jeudi 12 août 2010

Quelques réflexions concernant le logement en Ile-de-France

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La figure ci-contre met en courbe le nombre de logements sociaux construits dans notre pays depuis 1985. On peut y voir clairement que l'effort national consenti n'a jamais été aussi important que depuis 2005-2006.Cependant le diagnostic est unanime :la crise du logement est sévère et touche de nouvelles couches de la société.Environ 3,5 millions de personnes seraient mal logées et 1,5 million seraient sur les listes d'attente du logement social.
En réalité les tensions proviennent de plusieurs facteurs qui sont difficilement maîtrisables dans leur ensemble:




  • Une forte inflation dans les prix de l'immobilier entre 1995 et 2008 alors que la situation économique maintenait une pression sur les revenus , n'autorisant leur augmentation que beaucoup plus faiblement.Cette situation se vérifie particulièrement en Ile-de-France.
  • La progression du nombre de propriétaires(aspiration légitime de la plupart d'entre nous) s'est faite au prix d'un accroissement important du recours au crédit (la dette globale des ménages représente 75% du revenu disponible en 2008 contre 37% vingt ans plus tôt!) Cela veut également dire que l'accroissement net du nombre de propriétaires (58% contre 50% sur la même période) s'est faite au prix d'un endettement qui devient trop souvent difficilement supportable et conduit à de grandes difficultés à faire face à des dépenses primordiales dans d'autres domaines(santé,éducation,etc...)
  • Le chiffrage national d'un besoin de 500.000 logements par an qui n'a d'ailleurs jamais été atteint (plafond à 430.000 au plus fort de la croissance et retombé à 335.000 aujourd'hui) apparait théorique . Il ne tient en effet pas compte de l'attractivité particulière régionale. Gilbert Emont (dans son étude publiée par l'institut de l'épargne immobilière et foncière) démontre qu'au cours des dix dernières années le taux de croissance du nombre des ménages a varié de moins de 1% à  plus de 1,6% suivant les régions ). Il ajoute:" Dans des régions comme l'Ile-de-France, pour 100 nouveaux ménages il se construit à peine 80 logements"
Ces quelques constatations ont conduit à différentes propositions de solution, certains (dans un répertoire et sur un air connus...) réclament plus de moyens . D'autres dans un répertoire aussi populaire mais sur un air moins connu réclament une suppression des aides fiscales en faveur de l'immobilier locatif....pour concentrer la totalité des aides sur le logement social : haro sur les systèmes aidant l'accès à la propriété ou à la construction de logements intermédiaires.


La vraie réalité est qu'il n'existe pas de vraie solution globale à l'échelon national.

Les exécutifs régionaux doivent afficher des objectifs clairs et adopter des mesures budgétaires déterminées,à moins, comme le suggèrent certains participants aux états généraux du logement, que le chef de file de la politique du logement ne doive devenir en zone urbaine l'agglomération. Ce qui nous ramène au débat sur la réforme  des collectivités territoriales....


 Je n'ai malheureusement pas plus entendu que la gauche y était favorable que je n'ai entendu d'initiative forte de la part de l'exécutif de la région Ile-de-France pour mener une politique volontariste et fédératrice en matière de logement.   

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